De l'égoïsme à l'altruisme

Au départ, la vie a pour principale préoccupation de survivre. Ainsi, l'individu développe des stratégies qui ont pour but de se maintenir en vie. Toutes les actions sont destinées à la survie. Survivre jusqu'à la mort.

 

Dès la naissance, l'individu doit sa survie au bon vouloir des autres.Instinctivement (préprogrammé), il va prendre en compte l'intérêt d'entretenir une ou des relations privilégiées pour obtenir réponse à ses besoins de survie. Les expériences de Harlow nous montrent le bébé singe qui va s'alimenter sur le mannequin fil de fer et qui ensuite préfère le mannequin fourrure dont la chaleur et la douceur lui offrent une réponse plus globale pour ses besoins: le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est essentiel pour le développement de l'individu. Ce sentiment va naître d'une relation. Cette relation va être investie et installe un échange. Pour maintenir la vie, je dois manifester de l'intérêt pour celui qui répond à mes besoins fondamentaux de sécurité. Cette relation est tellement importante pour ma survie que je dois lui donner l'envie de m'aider. L'amour se développe et peut conduire à l'extrême de l'égoïsme: l'altruisme.

Où l'individu s'oublie pour ne s'investir que pour l'autre.

Nous pourrions inscrire tous les individus sur un continuum allant d'un extrême égoïste à l'extrême altruiste.

La « normalité» s'établissant sur une échelle de 1 à 100 entre 40 et 60.

En-dessous, nous trouverions les personnes essentiellement tournées vers elles-mêmes jusqu'aux pathologies de sociopathies et psychopathies.

Au-dessus, nous trouverions les personnes engagées dans l'humanitaire jusqu'aux Saints.

Nous pensons que cette échelle est de même nature que l'échelle de la différentiation du soi de Murray BOWEN. C'est à dire qu'elle est d'origine biologique et construite très tôt dans la vie en relation avec la famille d'origine.

Les expériences vécues ensuite ayant peu d'influence sur la note initiale. Ceci ne doit pas être interprété comme une vision pessimiste de la problématique des troubles de l'attachement mais comme une invitation à construire le programme thérapeutique sur base de la notation de cette échelle.