La hiérarchie

Les élèves que nous soignons sont en difficulté relationnelle, ils ont peu ou pas de respect pour l'échange affectif.

 

Nos élèves sont donc privés pour se construire d'un outil que les travaux des éthologues et de BOWLBY considèrent comme essentiel: la relation affective. Les tentatives pour construire une relation affective débouchent sur des échecs. Ceci serait probablement dû au phénomène de l'empreinte découvert en éthologie. Mais aussi, à la construction de notre cerveau qui privilégie la voie basse à la voie haute (surtout lorsque la survie est perçue comme menacée).

 

Cette explication psychologique de la problématique peut être complétée par une explication de déficience neurologique comme point de départ. Il nous faut donc trouver un autre outil relationnel qui ne met pas en question la fiabilité de ses qualités. Nos élèves ont construit avec plus qu'une incertitude, plutôt une conviction, que la relation affective n'est pas bonne mais destructrice. La plus naturelle, et aussi la plus instinctuelle, que l'on retrouve dans toutes les sociétés animales est la relation hiérarchique.

 

Ce modèle relationnel est tellement naturel, qu'il s'impose dans chaque système social. Du système le plus vital comme la famille au système le plus libéral. Ces systèmes s'organisant selon des modèles hiérarchiques à tendance démocratique ou à tendance dictatoriale. Nous optons pour la mise en oeuvre d'un modèle hiérarchique qui va qualifier toutes nos relations. Ce modèle hiérarchique va présenter clairement son organigramme et son fonctionnement. Aucune plage d'incertitude ne doit rester quant aux différents cadres relationnels. Le système hiérarchique est basé sur un modèle familial, simple et vital: Parents entourés des Enfants d'une part et des Grands Parents d'autre part.