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Nos élèves

 

Les motifs du placement au sein du Collège

 Motifs

 

La structure dans laquelle se trouve l’élève étant inadéquate aux symptômes qu’il développe ou commence à développer, l’envoyeur nous demande une prise en charge totale de sa problématique.

 

Description de la pathologie

 

  • Les troubles de l'attachement

Depuis les publications de différents chercheurs, dont celles plus connues de Bowlby, nous savons que l’attachement est un besoin fondamental. Il est un des socles les plus importants du développement de l’être humain, essentiel à sa survie. Diverses recherches ont montré qu’il commençait dès la conception avec l’attention que la mère porte à la santé du foetus. La perte, l’absence ou l’inadéquation de figure primaire d’attachement est traumatisante pour l’enfant et risque de causer des séquelles neurologiques et émotionnelles permanentes, ce qui entraine des lacunes dans toutes les sphères de son développement. Et plus un enfant est dans l’insécurité avec sa figure d’attachement principale, plus il est inhibé pour développer d’autres attachements.

Les enfants, qui ont subi de douloureuses expériences telles que : leur abandon, la malnutrition, le manque de soins élémentaires, un climat d’insécurité général ou familial, l’alcoolisme maternel prénatal, le manque de soins médicaux, la maltraitance, … seront généralement perturbés dans la construction et le développement de leur système nerveux avec des conséquences motrices et sensorielles qui biaisent la relation à l’environnement, à autrui et à soi et ne  permettent pas l’acquisition des compétences affectives, sociales et intellectuelles.

 

  • Les psychoses infantiles

 

Elles constituent un des pôles de la psychopathologie de l’enfant et, cependant, leur unité en tant qu’entité morbide, est loin d’être évidente. Quels que soient les tableaux évoqués, on peut toutefois reconnaître dans la clinique des psychoses de l’enfant, quatre ordres de symptômes qui souvent se recoupent.Ces quatre ordres de symptômes se regroupent différemment suivant les formes cliniques bien sûr, mais en fait suivant les mécanismes et positions prévalantes caractérisant les organisations mentales sous-jacentes et les divers types de dynamique conflictuelle en jeu, pour altérer un certain nombre de fonctions et conduites dont nous citerons les principales sans en développer tous les éléments.

 Ordres symptomes

 

Ces syndromes cliniques se combinent de façon diverse, en fonction notamment de l’âge d’apparition des troubles, du niveau de maturation de l’équipement psychobiologique alors atteint par l’enfant, de la dynamique conflictuelle sous-jacente et des facteurs étio-pathogéniques en cause, pour aboutir à des « formes cliniques », plus ou moins caractérisées ou dégradées.

 

  •  Parcours de l'enfant

Un entretien est réalisé par la direction thérapeutique afin de dresser l’anamnèse relationnelle sur base du génogramme, déterminer l’étendue de la crise, élaborer l’anamnèse développementale de l’enfant, et tenir compte des demandes des parents ou des substituts parentaux (ou de l’organisme placeur.)

 

Ensuite une d'observation s’étend sur un mois ou plus et aboutira à l’élaboration du projet thérapeutique individualisé. L’enfant est observé dans la spontanéité de son groupe de vie afin de déterminer les symptômes-clés ainsi que ses degrés d’autonomie et de compétence. Elle permettra, en outre, de fixer les moments les plus adéquats où l’enfant est le plus disponible pour la phase de testing. L’enfant est testé individuellement par les différents professionnels afin de déterminer son niveau de pathologie spécifique.

Pour finir, une réunion d'évaluation d'entrée est réalisée dans le but de préciser le programme thérapeutique individuel et de groupe.

Reunion evaluation entree

 

Le trouble de l'attachement - de manière concrète

Dans la tête de l'enfant

« J’ai peur. Quelle est cette personne qui veut me donner de l’amour ? Je n’ai rien demandé. D’abord c’est quoi l’amour ? Je veux être maître de mes choix. Je n’ai peur de rien sauf d’une relation envahissante. Si cette relation peut être bonne pour moi, je sais aussi qu’elle peut être dangereuse pour ma survie. C’est beaucoup trop pour moi. Comment faire pour éloigner ces gens qui veulent me prendre ma liberté puis risqueront encore de me laisser tomber malgré qu’ils me disent le contraire ? Quand ce calvaire va-t-il prendre fin ? »

Dans la tête du parent

« J’ai peur. Toute sa violence a jailli comme un geyser. Je ne comprends pas. J’ai tant d’amour à donner à mon enfant. Pourquoi me montre –t-il autant d’agressivité ? Je suis prêt à tous les sacrifices pour lui. J’ai tout essayé. Il a même porté plainte pour maltraitance. Plus on s’acharne à l’aimer plus il nous rejette. Tout ce que je fais est mal interprété. Quand je me confie autour de moi, les gens ne se rendent pas compte à quel point l’enfant nous en veut. Des professionnels ont même voulu me retirer la responsabilité parentale. Je l’aime mais j’ai compris que cet amour était dangereux pour lui. C’est un enfer. Comment s’en sortir ? »

Dans la tête des amis ou de la famille

« Cet enfant est beaucoup trop difficile, insupportable, invivable, parce que les parents sont trop laxistes ou rigides. Nous avons dû prendre de la distance pour nous protéger. Nous ne sommes pas d’accord avec les concepts éducatifs des parents. Leur enfant martyrise les nôtres. Cet enfant est dangereux. Mais il n’en peut rien, il a connu des choses difficiles. Il ne faut pas poser d’interdits à ce pauvre enfant. » Ou… « Cet enfant est charmant. Qu’ont-ils tant à lui reprocher ? Il est obéissant. Les parents exagèrent certainement ce qu’ils racontent. Ce n’est pas possible. Pourquoi serait-il infernal en famille ? N’est-ce pas parce qu’ils ne le comprennent pas ? »

Dans la tête des professionnels

« Pour que les enfants montrent des comportements aussi inadéquats et violents, c’est que les parents ne savent pas s’y prendre. Peut-être sont-ils incapables de faire le deuil de l’enfant idéal ? Peut-être y a-t-il maltraitance car hors de la famille, il est plus sociable ! La thérapie proposée ne donne aucun résultat. Veulent-ils vraiment changer ? »

  • Dans la tête de l'enfant
  • Dans la tête du parent
  • Dans la tête des amis ou de la famille
  • Dans la tête des professionnels