Nos références théoriques

Pour une analyse contextuelle
Ivan BOSZORMENYI-NAGY (1920-2007) a développé la théorie contextuelle qui intègre de nouveaux concepts dans la compréhension de la psychologie de l'individu. Ces concepts font lien entre la théorie psychodynamique et la théorie systémique.
Nous retenons particulièrement: le concept de l'éthique relationnelle qui fait référence à la balance entre le donné et le reçu comme enjeu dans les relations interpersonnelles, le concept de loyauté qui fait référence à la dette éprouvée par l'enfant à l'égard de ses parents. Une loyauté existentielle qui peut être invisible le concept de balance de justice qui fait état d'un rééquilibrage des dons et des dettes de génération en génération.

« Balance"

Pour un modèle d’intervention utilisationniste
Les systémiciens considèrent le symptôme et son maintien comme une production du système familial et les thérapeutes psychodynamiques considèrent ce symptôme comme une production de la structure intrapsychique de l’enfant.
Quant à nous, nous veillons à intégrer les deux modèles pour réaliser une thérapie « sur mesure ». Pour y arriver, nous nous intéressons essentiellement aux changements possibles. Ce mode d’intervention a pour but de produire un changement dans le contexte interne et/ou externe de l’enfant en utilisant essentiellement le matériel qu’il nous amène.

Utilisationiste

Théorie Bowenienne
Les travaux de Murray BOWEN (1913-1990) induisent que de génération en génération se transmet un certain héritage psychologique.
La théorie définit le concept de différentiation du soi comme le résultat d'un processus de croissance. Il est construit à partir de la rencontre entre le ressenti de l'angoisse issue de l'extérieur à l'individu (menace réelle) ou du ressenti de l'angoisse intérieure chronique (pouvant se transmettre de génération en génération), et la capacité de l'individu à gérer de façon indépendante les sphères intellectuelle et émotive (la maturité émotionnelle).

« graphique"

Les neurosciences
Depuis plusieurs années déjà, nous avons intégré à nos travaux les recherches en psychobiologie et neuropsychologie.
Ceci vient non seulement confirmer ou infirmer nos théories de référence mais aussi augmenter nos connaissances du fonctionnement humain. Les modèles d'intervention thérapeutique s'en trouvent plus riches et plus pertinents. Dans le cadre du traitement des troubles de l'attachement, nous avons particulièrement travaillé à partir des recherches de Joseph LEDOUX sur l'émotion primaire la peur.

cerveau

Les thérapies classiques
Les thérapies classiques s'articulent autour d'une relation particulière entre patient et thérapeute.
C'est de la qualité confiante de cette relation que dépend la finalité thérapeutique. Dans la problématique des troubles de l'attachement, la source du problème est justement l'incomplétude de la relation et nous savons qu'il est impossible de jouer une sonate avec un instrument désaccordé. Les thérapies classiques sont aussi inefficaces que l'amour des parents.

« mains"

La thérapie attachementiste
Depuis les travaux de John BOWLBY (1907-1990), nous savons que l'attachement est un besoin fondamental dans la construction de l'individu.
S'appuyant sur la théorie de l'évolution des espèces de Charles DARWIN, sur les premiers travaux réalisés en éthologie et sur les recherches effectuées avec des cohortes d'enfants vivant des situations de séparation. Bowlby démontre que l'attachement est un des socles les plus importants du développement et participe de façon essentielle à la survie de l'individu. En 1978, Mary AINSWORTH traduit la théorie de Bowlby sur le plan des comportements et de la psychologie du développement. Elle crée une situation expérimentale (strange situation) destinée à activer les conduites d'attachement de l'enfant. Elle distingue trois types d'attachement: l'attachement sécure (66% des enfants), l'attachement insécure évitant (22%) et l'attachement insécure ambivalent ou résistant (12%). Pour exercer une thérapie des troubles de l'attachement, nous devons sortir des modèles référentiels thérapeutiques classiques. Ici, nous travaillons à partir de l'établissement d'une relation ordonnée. Il n'est question ni d'affect, ni de confiance. Seulement le respect des personnes, des choses et de la parole donnée. Cette relation est exercée dans différents contextes qui sont tous lieux d'apprentissage (école, sports, loisirs, groupe de vie).
Notre Méthodologie, le modèle thérapeutique Zingari
Les élèves que nous acceptons de prendre en charge présentent de graves problèmes relationnels et comportementaux.
Ceci implique que la thérapie que nous devons développer doit être conséquente. Les élèves ont vécu avant leur entrée dans notre collège plusieurs milieux de vie dans lesquels ils n'ont pu trouver leur place. Nous ne sommes pas plus compétents que la plupart des familles et des professionnels. Il est donc inutile de reproduire ici la même chose que ces milieux de vie et que les thérapies classiques essayées avant nous. L'expérience montre que cela ne marche pas. Nous devons donc inventer autre chose. Un autre chose suffisamment innovant pour nécessiter un changement chez l'élève. Un autre chose suffisamment solide pour tenir la distance du temps (le changement doit s'inscrire dans la durée pour être crédible).
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  • Pour une analyse contextuelle
  • Pour un modèle d’intervention utilisationniste
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  • Les neurosciences
  • Les thérapies classiques
  • La thérapie attachementiste
  • Notre Méthodologie, le modèle thérapeutique Zingari